Scène III

 

SIEUR THIBAULT, DEUX COURTISANS

PREMIER COURTISAN(JPG)
Une Splendeur extrême !

SIEUR THIBAULT
Quant au feu d’artifice...

SECOND COURTISAN
Une grandeur suprême !

SIEUR THIBAULT
C’est peut-être injustice,
Mais cette musique indigeste
M’a paru amoindrir
La parfaite hauteur du reste.

PREMIER COURTISAN
C’est le cas de le dire !...
Car son petit auteur
C’est notre mini-Gluck,
Notre compositeur
A nous : c’est le Grand-Duc !

SECOND COURTISAN
Son nom lui va, bien sûr :
On dirait un hibou !

SIEUR THIBAULT
Musique à sa mesure,
Plus assis que debout
Ah, messieurs je crois voir ma femme qui arrive.

PREMIER COURTISAN
Ciel, fuyons promptement. Nous vous laissons, ami.
Voyez : elle est venue avec ses sottes grives !
Faut-il qu’à ces furies un homme soit soumis !
(Les deux courtisans sortent)



"Cendrillon" de Jean-Baptiste Fronty est un texte déposé © FRONTY - Contact